Neptune et gourmandise

Transatlantique de Harwich à Miami | Neptune and gourmandise

Un Pimm’s à votre santé

Je serai bientôt en Angleterre pour quelques jours afin de rejoindre le navire sur lequel je traverserai l’Atlantique pour une croisière de repositionnement. Ces croisières sont toujours intéressantes car elles nous offrent des ports d’escales parfois inusités ainsi que plusieurs journées en mer nous permettant de profiter de la vie de croisière à plein.

Le départ étant de Harwich en Essex, je vais en profiter pour découvrir cette région à l’Est de Londres. Évidemment, qui dit Angleterre dit Fish & Chips, le thé à l’anglaise, la bière, et je compte bien m’y adonner durant mon court séjour. Mais ce qui me manque le plus depuis mon dernier passage en terre britannique, c’est un Pimm’s. C’est vrai que le Pimm’s est le cocktail estival #1 mais malgré la grisaille d’automne qui nous attendra certainement, la saveur douce-amère de cet alcool, mélangé à de la limonade et garni de menthe et de tranches de concombre sera certainement le cocktail d’accueil parfait pour notre arrivée à Harwich! J’ai déjà «spotté » quelques pubs où nous pourrons aller trinquer aux vacances qui commencent et au baptême du petit prince Georges qui aura lieu durant notre séjour!

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Le Pimm’s, comme bien d’autre liqueur, a été fait d’un mélange de gin, de quinine et d’herbes aidant à la digestion. M. Pimm avait un bar à huîtres dans la Cité de Londres et c’est en utilisant une petite tasse de taille no 1 qu’il faisait son mélange qui le rendit si populaire. Il finit par vendre sa recette à une distillerie qui commercialisa cet alcool sous le nom de Pimm’s No 1. Aujourd’hui, le Pimm’s se voit à la main de tous : dans un simple garden party avec les voisins aux grandes loges de Wimbledon en passant par Ascot. On dit que le Pimm’s est la deuxième boisson la plus bue en Angleterre après le thé! J’imagine que la bière n’est pas très loin derrière… 

Alors soyez assurés, dès mon arrivée à Harwich, je lèverai mon verre de Pimm’s à votre santé!

Les baies islandaises

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Le nord de l’Islande regorge de beautés naturelles dont de magnifiques chutes d’eau. La plus célèbre, la chute Godafoss prit son nom – chute des dieux – lorsqu’en l’an 1000, le parlement islandais décidât d’adopter le christianisme et que le chef d’alors, voulant donner l’exemple, jetât ses statuts d’idoles dans la chute. La chute est entourée d’un riche tapis vert, poussant sur la roche volcanique et foisonnant de petits fruits dont la noire camarine et la canneberge rubis. Bien que la camarine noire pousse un peu partout dans le monde, même au Québec dans les régions du Golfe du St-Laurent, c’est au nord de l’Islande que j’ai découvert ce petit fruit noir. La camarine et la canneberge couvrent le sol volcanique et procurent aux moutons en pâturage un excellent apport en antioxydant et en vitamines. Voisin du bleuet, la camarine est comestible bien qu’un peu fade quand elle est consommée crue. Toutefois, elle est délicieuse cuite, mélangée avec d’autres baies comme le bleuet, la mûre ou la canneberge.

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L’Islande nous offre des paysages à couper le souffle, parfois désertique, parfois volcanique et tous un peu lunaires. Mais même au milieu de ses roches à perte de vue, la nature finit toujours renaître et nous fait découvrir de nouvelles gourmandises.

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La vaffler ou l’hospitalité norvégienne

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Les norvégiens sont reconnus comme étant de grands amateurs de plein air, comme étant un peuple discipliné. On connaît leur grande préoccupation pour l’environnement, pour la justice sociale, mais pour leur hospitalité? Lors de notre croisière dans les fjords norvégiens nous avons été éblouis par l’accueil chaleureux qui nous a été réservé par ce peuple si joyeux.

Chaque escale nous réservait une pause gourmande où nous avons pu goûter tantôt à un gâteau aux pommes, tantôt à une tarte aux cerises, mais la douceur traditionnelle qui nous a été servie à plusieurs reprises était la gaufre norvégienne appelé vaffler. En plus d’être moelleuse et tendre, la gaufre est moulée en 6 cœurs qui forment une fleur délicieuse. On dit que chaque famille norvégienne a son gaufrier pour faire ces cœurs, et que pas une semaine ne se passe sans qu’on fasse des gaufres pour la famille et ses invités. Si c’est pas de l’amour ça!

La garniture traditionnelle est simple mais exquise : crème sûre et confiture de fraises. On y ajoute parfois du fromage brun, le brunost (apprenez-en plus sur ce délice : http://bit.ly/18yGxHR ) pour un goûter plus consistant. La crème fouettée remplace parfois la crème sûre, mais peu importe avec quoi on la mange, la gaufre réussit à tout coup à égayer le voyageur un peu fourbu par toutes ces découvertes!

J’ai fait appel à une de mes connaissances d’origine norvégienne pour vous apporter la recette ancestrale de son arrière-grand-mère : 

Gaufre norvégienne

  • 2 tasses de farine
  • 2 cuil. à thé de poudre à pâte
  • 100 ml (1/3 tasse) de sucre
  • 2 tasses de lait
  • 2 œufs
  • 50 ml (3 cuil. à soupe) de beurre fondu 
  • 1 cuil. à thé d’essence de vanille
  1. Mélanger la farine, poudre à pâte, sucre et le lait avec une mixette.
  2. Ajouter les œufs, le beurre et la vanille.
  3. Laisser reposer la pâte 30 minutes avant de la faire cuire dans le gaufrier selon les indications du fabricant.

Version plus riche, faite avec de la crème sûre :

  • 2 tasses de crème sûre (régulière)
  • 4 oeufs
  • 1 tasse de farine
  • 1 cuil. à thé de sel
  • 1/2 cuil. à thé de poudre à pâte
  • 150 ml d’eau
  1. Mélanger tous les ingrédients et laisser reposer la pâte15 minutes avant de la faire cuire dans le gaufrier.

Je retournerai en Norvège, car même après trois visites, je suis toujours envoûtée par ce pays et ce peuple… c’est peut-être les gaufres qui m’ont jeté un sort!!

La norvégienne Art Nouveau

Les images que nous avons de la Norvège sont souvent celles de petites maisons de bois colorés, ou les traditionnelles peintes sang-de-bœuf avec les coins blancs. Ålesund, la porte d’entrée du fjord Geiranger, est une ville particulière puisqu’elle a été complètement détruite par le feu en 1904. Pas surprenant car toutes les constructions étaient en bois. L’empereur d’Allemagne Guillaume II passait souvent ses vacances à Ålesund. Voyant son lieu de villégiature préférée complètement détruit, il dépêchât à ses frais des milliers d’artisans et d’architectes allemands afin de reconstruire la ville. Mais il avait un plan bien établi d’utiliser le style Art Nouveau pour la reconstruction de toutes les maisons. L’Art nouveau se caractérise par une grande inventivité, l’utilisation des couleurs, de l’ornementation inspirée des arbres et des fleurs, des insectes et des animaux. Les consignes de reconstruction étaient très précises: murs de pierre, toit de plomb, style architectural Art Nouveau qu’on appelle Jugendstil en Norvège.

Le résultat de cette reconstruction est phénoménal et unique au monde! Des centaines de tourelles ornent les toitures et les maisons aux teintes pastels créent un décor tout droit sorti des contes de fée… L’ensemble est spectaculaire. On ne peut que marcher la tête en l’air à admirer les tourelles, pignons, bas-reliefs en fruits, en fleurs et toutes les fioritures qui ornent ces bâtisses.

Ålesund n’est pas la ville norvégienne typique, mais c’est ce qui fait son charme. Et c’est au dernier empereur d’Allemagne, le petit-fils de la reine Victoria qu’on doit ce décor féérique! Comme quoi la royauté a tout de même eu des bons côtés!

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Fulmars salés des Îles Féroé

J’ai tenté par tous les moyens de trouver une recette de fulmar, mais rien à faire, tous les engins de recherche reviennent bredouille… J’ai eu plus de chance en recherchant des recettes de mouettes et de goélands rôtis! Eh oui, il y a des peuples qui les mangent. Les fulmars sont une sorte d’oiseau marin très semblable à la mouette que nous avons découvert à Torshavn dans les îles Féroé. Mais les îles Féroé, c’est où ça me direz-vous? Cet archipel d’îles appartenant au Danemark est situé entre l’Écosse et l’Islande. Ses 50 000 habitants vivent de la pêche, la principale étant la pêche à la baleine, encore permise là bas. À la vue des grandes plaines sans arbres, sans pâturages, on comprend vite que le guide alimentaire doit être assez limité et qu’un peu de volaille doit être la bienvenue dans l’assiette de temps en temps, même si elle est cousine des goélands!

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Lors de notre passage dans la capitale Torshavn, le marché de poisson était à sec. Pas de baleine, ni morue, ni flétan. La tempête soufflait et les pêcheurs n’étaient pas encore rentrés. Par contre, c’est ici que j’ai rencontré mes premiers fulmars, salés. C’est assez curieux de voir l’espèce en vol et prête à être rôtie dans un même cadre! Mais comme mes notions de langue féringienne sont encore inexistantes, je n’ai pu m’entretenir comme je l’aurais voulu avec les vendeurs de fulmars. J’aurais bien aimé savoir si ces oiseaux avait le même comportement que leurs cousins les goélands. Mais j’ai tout de même réussi à savoir que c’était bon! Le signe de la main qui tapote l’estomac est assez international. Allez savoir… Je n’y goûterai pas de sitôt, à moins de tenter l’expérience avec nos mouettes.

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Mais je ne peux parler des Féroé sans faire mention de la péninsule de Tinganes et ses jolies maisons en bois debout (l’eau y glisse plus facilement) et leur toit en tourbe. Cette péninsule abrite un des plus vieux parlement du monde, l’Alting, créé en 850 par les Vikings. Toujours là, le parlement des Îles Féroé en bois rouge, avec son toit couronné d’herbes vertes doit être un des plus jolis parlement qu’il m’ait été donné de voir. C’est peut-être là que nichent tous les fulmars du coin!

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Je dois avouer que je ne connaissais même pas l’existence de ces îles avant de les voir sur notre itinéraire de croisière. Mais quelle découverte passionnante… à voir au moins une fois.

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Les Shetlands… bien plus que des poneys!

Que connaît-on des Shetlands? Les petits chiens de ce nom, les poneys? Ces îles tout au nord de l’Écosse et qui font partie de son territoire sont encore méconnues. Pourtant la présence de l’homme remonte à plus de 7500 ans av-JC. Visitée en escale d’une croisière dans les pays nordiques, cette offre des paysages spectaculaires. Lerwick la capitale est faite de maisons à étages, toutes de pierre grise. En fait, les maisons sont toutes placées en rangée s’étalant sur les collines de la ville, comme un petit village de Noël qu’on place sous le sapin! Face à Lerwick, une autre île sans aucune maison, sans arbre, que du pâturage vert. Ce qui est vraiment surprenant c’est qu’il n’y a aucun arbre sur ces îles… aucun!! Le sol de sphaigne de mousse et le pâturage assidu des moutons ne permettent pas aux arbres de croître.

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Evidemment, la pêche est omniprésente sur l’île et plusieurs barques de pêcheurs flottent sur les eaux du port. Après une excursion en matinée qui nous a amené du sud au nord de l’île nous revenons à Lerwick l’estomac dans les talons. À la recherche d’une place pour combler notre faim, nous avons finalement suivi l’odeur de fish and chips jusqu’à une petite cabane avec une grande file! C’est bon signe… les papilles s’activent et on a tous l’eau à la bouche! La file est principalement composée de gens de la place qui rapporte leur repas au travail ou à la maison car il n’y a pas de table pour manger sur place. Notre groupe de joyeux promeneurs part donc à la recherche d’un endroit pour installer notre pique-nique. Ne reculant devant rien – quand on a faim, on ferait n’importe quoi – une partie du groupe s’installe sur un banc de la rue principale tandis que les autres prennent une poubelle de rue comme table à pique-nique! Servi dans un papier, l’immense morceau poisson est croustillant à souhait et les frites sont noyées de vinaigre de malt… quel délice! On se délecte de ce poisson on ne peut plus frais. Il faut le dire… on s’est bourré la face!

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Encore aujourd’hui, je peux sentir l’air salin, l’odeur musquée des chevaux sauvages et cette odeur si délectable de poisson pané… les Shetlands ont beaucoup à offrir et valent vraiment le détour lors d’une visite dans les Îles britanniques.

Réconfortant et délicieux, parfait pour l’automne qui s’annonce 
S’il y a une partie du boeuf qui est méconnue c’est bien le short rib. Bon, on pourrait argumenter que d’autres parties moins ragoutantes selon certains sont aussi moins populaires, mais ne partons pas cette polémique maintenant!
Mon initiation aux bouts de côte (short ribs) fut au restaurant BLU sur le navire Celebrity Equinox. Ce restaurant a une vocation un peu équivoque. Il est réservé aux passagers de classe AquaSpa, toutefois, il est loin d’offrir un menu spa. La cuisine est innovatrice, une réflection plus simple, plus santé sur les plats traditionnels servis en croisière. Heureusement, plusieurs des plats servi au BLU commencent à migrer vers la salle à manger traditionnelle comme c’est le cas pour les Short Ribs braisés au Barolo servi sur gnocchi à la crème… Vous dire comment c’est bon. En fait, lors de ma croisière sur l’Infinity en mars 2013, plutôt que de prendre une entrée, salade et plat, comme le veux la coutume et mon appétit de gourmande, j’ai opté pour 2 portions entrées de ces petites bouchées de bonheur comme repas!
La viande qui a mijoté dans le vin rouge pendant des heures est tendre à souhait, et le gnocchi moelleux et crémeux nous amène près du Nirvana… Le bout de côte? À découvrir, particulièrement si vous avez la chance de naviguer sur un des paquebots de Celebrity Cruises.

Réconfortant et délicieux, parfait pour l’automne qui s’annonce 

S’il y a une partie du boeuf qui est méconnue c’est bien le short rib. Bon, on pourrait argumenter que d’autres parties moins ragoutantes selon certains sont aussi moins populaires, mais ne partons pas cette polémique maintenant!

Mon initiation aux bouts de côte (short ribs) fut au restaurant BLU sur le navire Celebrity Equinox. Ce restaurant a une vocation un peu équivoque. Il est réservé aux passagers de classe AquaSpa, toutefois, il est loin d’offrir un menu spa. La cuisine est innovatrice, une réflection plus simple, plus santé sur les plats traditionnels servis en croisière. Heureusement, plusieurs des plats servi au BLU commencent à migrer vers la salle à manger traditionnelle comme c’est le cas pour les Short Ribs braisés au Barolo servi sur gnocchi à la crème… Vous dire comment c’est bon. En fait, lors de ma croisière sur l’Infinity en mars 2013, plutôt que de prendre une entrée, salade et plat, comme le veux la coutume et mon appétit de gourmande, j’ai opté pour 2 portions entrées de ces petites bouchées de bonheur comme repas!

La viande qui a mijoté dans le vin rouge pendant des heures est tendre à souhait, et le gnocchi moelleux et crémeux nous amène près du Nirvana… Le bout de côte? À découvrir, particulièrement si vous avez la chance de naviguer sur un des paquebots de Celebrity Cruises.

Les marchés - au coeur de la vraie vie

On associe souvent l’abondance à des étals de marché remplis de fruits et de légumes colorés, frais cueillis, embaumant le soleil. Le mois d’août est le mois d’abondance au Québec et nos marchés regorgent de denrées savoureuses. 

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Pour moi, la découverte d’une ville passe toujours par la découverte de son marché. Des marchands prêts à tout faire goûter pour nous assurer de la fraicheur de leurs produits, aux artisans si fiers de leurs fromages, charcuteries ou autre spécialité locale. Les pêcheurs m’attendrissent particulièrement car après s’être levés au petit matin, après des heures de pêche ardue au vent et au gré de la mer, ils viennent présenter leur récolte marine, tantôt foisonnante, tantôt maigre nous assurant que leur poisson est le meilleur à la ronde. Dur métier.

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C’est aussi là qu’on voit les vrais gens, au fil de leur vraie vie. Les femmes pressées de collecter les ingrédients de leur déjeuner et les moins pressées qui profitent de ce moment pour briser leur solitude quotidienne. Les hommes qui y flânent en ressassant leurs souvenirs de jours meilleurs, les jeunes qui courent partout en faisant damner leur mère pressée…

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Toutes les villes, grandes ou petites, européenne, asiatique ou sud-américaine, ont leurs marchés. De fruits et légumes, de poisson, de fleurs, aux puces. Lors de votre prochaine escale, faites-vous plaisir et aller vous imbiber des saveurs et odeurs locales en visitant un marché!

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Les transatlantiques d’autrefois

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Dominica, le paradis des fruits frais

La Dominique est une des grandes îles des Caraïbes. Sa superficie est 10X plus grande que celle de St-Thomas. La nature de la forêt tropicale est luxuriante et recèle des centaines d’espèces végétales. Notre guide pour la journée tente de nous montrer toutes les fleurs et les fruits qu’il voie ! On voit des champs d’agrumes, de bananes, de café, de cacao, d’ananas. On voit des poinsettias grandeur nature, des oiseux du paradis de toutes les couleurs, du gingembre, des heliconias, des lys centurion, des crotons, des palmiers… la liste est longue et colorée ! De jolis cascades et chutes dévalent les pentes raides des mornes (ou montagnes) ici et là.

Notre guide nous fait rencontrer son ami Mr. Nice! Mr. Nice a un kiosque de fruit sur le bord de la route. En fait, on voit ces kiosques un peu partout sur l’île. Mr. Nice nous a fait goûter à toutes sortes de fruits frais qu’il venait tout juste d’aller chercher. On l’a surpris dans le champ avec ses bottes de caoutchouc… il nous a tranché de l’ananas, du pamplemousse, du coco, des bananes de toutes sortes. Puis, il nous a fait goûter à une spécialité : du coconut rôti avec cassonade, cannelle, muscade et gingembre. La noix de coco râpée et les ingrédients sont cuits jusqu’à ce que tout soit bien caramélisé… on prend une ‘motte’ de ce bonbon et on le met sur le bout d’une banane et on prend une grosse bouchée!! Absolument à se rouler par terre… miam miam!! Et comme en Dominique on peut mourir sans le sou mais jamais de faim, cette petite expérience est tout à fait gratuite! En fait, on nous demande de laisser un petit quelque chose dans une gourde séchée suspendue au toit du kiosque. Mr. Nice est tout un numéro… il nous a régalé, mais il nous a aussi bien fait rigoler… à la vue de mon frère, il s’est exclamé : Ah! Mon jumeau!!! … Du même père bien sûr… Quand je lui ai dit qu’on pourrait en parler à ma mère dans la voiture, il a bien rigolé aussi!!

Le culantro… oui oui, culantro

Non, je n’ai pas fais d’erreur, ce n’est pas une typo ni un lapsus de mauvais goût. Cette plante grasse sauvage, un peu piquante est bel et bien du culantro. Pas surprenant que le nom ressemble drôlement au cilantro car son goût et son arôme sont identiques à la coriandre!

Je l’ai découvert en marchant sur le bord de la route dans un tout petit village caféiculteur dans les montagnes de la région de Santa Barbara au Honduras. Je ne cessais de m’arrêter pour chercher des plants de coriandre car l’air embaumait cet arôme si particulier. Mon compagnon vit bien que je cherchais quelque chose. Je lui expliquai dans mon espagnol rudimentaire que je sentais le cilantro. Il se penchât pour ramasser cette feuille longue, pas très attirante et me forçât à y gouter. Incroyable! Le goût puissant, légèrement métallique, identique à la coriandre, quoique qu’un brin plus acidulé et avec une texture plus robuste. 

Cette ‘coriandre’ sauvage pousse un peu partout, comme une mauvaise herbe! Pas surprenant qu’on en retrouve dans tous les marchés, et dans tous les plats!

Mais on ne s’en plaindra pas car à mon avis, il n’y a jamais assez de cilantro, ou de culantro!!!

Berlin en chocolat

Quand on dit chocolat, on pense à la Suisse, mais les voisins allemands ont une addiction au cacao presqu’aussi grande! Lors de notre séjour à Berlin, en pleine canicule d’été, les chocolateries nous semblaient bien accueillantes avec leur climat frais pour conserver le chocolat à la température idéale pour le déguster à son meilleur. Nous en avons visité plusieurs pour échapper aux 40C dehors… 

La chocolaterie Fassbender & Rausch sur la place Gendarmenmarkt nous a offert, en plus de délices pour le palais, des pièces montées et des sculptures des plus grands monuments de Berlin! Un musée en chocolat… idéal pour les chaudes journées d’été, et pour les gourmandes comme moi!

Porte de Brandebourg, le Titanic, le Palais du Reichstag, l’église du Souvenir de l’Empereur Guillaume et la tour de la radio, quelque uns des monuments chocolatés!

Pour voir comment ils ont été construits:

http://www.fassbender-rausch.de/en/the-chocolate-shop/showpieces

 

L’élégance des Bermudes, source de vie

L’eau n’est peut-être pas la boisson la plus gourmande, mais elle reste celle la plus consommée dans le monde. Pour nous, elle sort du robinet et on ne pense pas vraiment d’où elle vient. En plus, on la snobbe souvent pour lui préférer celle en bouteille, bien que sur la terre nulle autre eau n’est meilleure que la nôtre.

Aux Bermudes, il n’y a aucune surface d’eau douce. Pas de lac, pas de rivière. La seule source d’eau douce tombe du ciel. Afin de pourvoir aux besoins en eau de la population, il faut donc dessaler l’eau de la mer ou encore ramasser l’eau de pluie, ce qui reste encore la façon la moins coûteuse.

Les bermudiens ont développé une méthode des plus ingénieuses pour ramasser l’eau des pluies. Tous les toits sont construits en serpentins afin d’amener l’eau dans un drain qui amasse l’eau et la dirige dans de grandes citernes placées au sous-sol des maisons. De plus, les toits sont recouverts de chaux ce qui permet de filtrer et purifier l’eau durant son passage. Ce qui est fascinant est de voir que toutes les maisons portent de tels toits tous blanc! Pas d’exception. Ça donne une toute autre couleur à cette île tropicale comparée au rouge des toits de tuiles habituels! C’est peut-être cette blancheur qui fait des Bermudes une île si classy et élégante!

Des oignons en short bermuda! 

Avant tout voyage, je fais mes recherches pour trouver les spécialités des endroits à visiter question de ne pas passer à côté d’une gourmandise unique. Pour les Bermudes, disons que ma recherche m’a mené sur une piste aux arômes plutôt forts! Les gens de ces îles isolées se font appeler ‘les oignons’, curieux non? Et ça a tout à voir avec la culture de ce bulbe aux effets larmoyants.

Dès l’arrivée des Anglais en 1616, ils installent la culture de l’oignon et les Bermudes deviennent vite le principal exportateur d’oignons vers l’Angleterre et les Etats-Unis. Mais l’industrialisation et les moyens de transport modernes viennent bousculer ce monopole. De plus, le Texas commence à cultiver et commercialiser un oignon qu’ils appellent le Bermuda Onion.

Aujourd’hui, on en cultive encore de cet oignon plat, doux et sucré, mais principalement pour la consommation locale et pour le plaisir des touristes en quête de découvertes culinaires. Mais attention, l’oignon a un prix! Un plat de rondelles d’oignons (oui, oui, des onion rings) vous appauvrira d’une vingtaine de dollars, et un petit pot d’oignons marinés de presque dix dollars.

Mais la petite histoire nous permet de comprendre les nombreuses références aux oignons à travers l’île. Le pub le plus populaire du West End, le pub Frog & Onion, a donc été ouvert par un Français et un Bermudien… rien à voir avec un plat de cuisse de grenouille à l’oignon. Mais la place idéale pour aller se rafraîchir avec une bonne bière!

Cheers aux oignons des Bermudes!